Voici l’affiche du spectacle ! Nous avons 2 mois et demi pour la partager un maximum !
On compte sur vous !

Percussionniste au sein des différents orchestres dirigés par Maurice Buaz depuis 2007 / Concepteur du site MAURICEBUAZ.COM / Webmaster.
Voici l’affiche du spectacle ! Nous avons 2 mois et demi pour la partager un maximum !
On compte sur vous !
Lilou, tu étais là au premier Signé Sardou de Maurice, en tant que choriste. Parle-nous de cette aventure.
LP : On dit toujours qu’il y a une rencontre, un événement qui va changer votre vie ou votre parcours. Ma rencontre avec Maurice Buaz fait partie indiscutablement de ceux-là.
J’ai rencontré Maurice à la fin des années 80, alors qu’il venait d’arriver comme Directeur au Conservatoire de Musique et de Danse de Givors où j’étais agent d’accueil. Je prenais des cours de chant lyrique et je faisais partie d’un petit atelier de « chant variétés ». Ma maman avait été chanteuse amatrice et possédait une tonne de partitions de chansons populaires d’antan que j’apportais à notre pianiste. Il jouait et moi je chantais et apprenais les airs de musette.
Au même moment, Maurice cherchait une choriste pour un spectacle qu’il venait d’écrire, Signé Sardou. On a fait un essai de voix et voilà, c’était parti… l’aventure commençait et dura plus de 2 ans.
Je n’avais jamais fait de scène et j’ai tout découvert : le travail des voix en polyphonie, les costumes, le micro… Et surtout l’ambiance familiale de la troupe. On avait l’impression de se connaître depuis des années !
J’étais à chaque fois comme Alice au pays des merveilles. Le plus dur c’était de revenir à la réalité à la suite des spectacles. Une grosse déprime m’envahissait.
Et puis c’est aussi grâce à cette aventure et ma rencontre avec Maurice que j’ai pu intégrer un orchestre de bal qui cherchait alors une chanteuse. Maurice a dit au Directeur : « je t’envoie une de mes choristes, vu le tempérament, je pense que ça va le faire ! » Ont alors suivi 15 ans d’orchestre comme chanteuse et une addiction au spectacle et au chant variété.
Depuis, tu as toujours répondu présente à chaque spectacle de Maurice. Pourquoi ?
LP : Après l’expérience des années de bal, j’avais envie de retrouver l’ambiance « gros spectacle » que j’avais connue avec Maurice. Alors, quand il lance en 2006 un casting pour recruter les solistes pour son hommage à Michel Berger, j’ai voulu tenter ma chance. J’ai bien fait puisque j’ai été retenue pour le rôle de Marie-Jeanne. Je faisais également partie des chœurs, c’était passionnant.
Il y a eu ensuite d’autres projets : Ciné-Concert, Cabaret, Yesterday, puis Crooners (avec Didier Rieux dans l’âme de Sinatra), ce qui m’a permis d’approcher le jazz vocal, avec des standards d’Ella Fitzgerald !
Le dernier en date est Concert dansant en hommage à Jeannot Ottogalli, où j’ai pu exprimer mes talents dans le style musette. Jeannot va beaucoup nous manquer dans cette nouvelle aventure Signé Sardou.
Travailler avec Maurice, c’est être accompagnée par un véritable orchestre. On ne peut pas rêver mieux ! Musiciens et chanteurs avons appris à travailler ensemble, à nous écouter. Nous avons tous besoin des uns et des autres. Et ça marche super bien, car nous venons tous jouer pour le plaisir. Je ne raterais aucun spectacle, rien que pour retrouver toute l’équipe. D’ailleurs, maintenant, je m’investis dans l’association SINGALI pour préparer les projets musicaux autour de Maurice, avec quelques autres amis choristes et musiciens !
Et puis, quand vous avez la chance de chanter sur la scène du Théâtre Antique de Vienne où les plus grands se sont produits, tu te dis que là, tu y es !.. Je ne peux pas l’expliquer… lorsque tu entres en scène et que tu vois les gradins avec près de 3 000 personnes qui se sont déplacées pour nous… Merci à vous, je vous adore !!
On se rappelle tous de ton rôle de la serveuse automate dans l’hommage à Michel Berger ou encore de ton interprétation remarquable de Piaf dans Yesterday. Tu vas maintenant t’attaquer au répertoire de Michel Sardou. Comment appréhendes-tu ce nouveau défi ?
LP : Dans tous les précédents spectacles, j’ai eu à interpréter des chansons écrites à l’origine pour des femmes. Dans Berger, le rôle de Marie-Jeanne me correspondait parfaitement. Dans Yesterday, il fallait situer les Beatles dans leur époque et Piaf correspondait bien à mon style de voix. C’est pour ça que Maurice a intégré quelques-unes de ses chansons dans ce spectacle. Il sait respecter le style et la voix de chaque soliste.
Avec Sardou, c’est différent, c’est la musique qui va s’adapter aux voix des femmes ! Sur 5 solistes, nous serons 3 femmes. Je sais que Maurice a fait un travail d’arrangement formidable pour mettre en valeur nos voix. Je pense que ça va donner une autre couleur aux chansons, qui devrait vous plaire. J’ai hâte d’y être !
Comme dans chacun des spectacles, tu seras à la fois choriste et soliste. Quelle différence y a-t-il entre les deux ?
LP : Dans les deux rôles, j’ai les mêmes sensations.
Avec Sandrine, Magali et Véronique, les autres choristes, nous sommes très complices. Nous nous aidons mutuellement dans les difficultés musicales, l’interprétation, les chorégraphies. On a aussi ce moment privilégié avec le chef dont la patience n’a pas de limite pour faire travailler ses petits éléphants (comme il dit) !
Dans ses arrangements, Maurice fait attention à l’écriture des chœurs, qu’il personnalise en fonction de nos tessitures : un vrai casse-tête pour lui et Margaux, son bras droit !
J’ai la même complicité avec mes compères de scène, Sophie, Didier, Véronique et Nicolas, avec lesquels j’aurai la chance de partager des duos !
Pour conclure, as-tu un message particulier pour celles et ceux qui nous suivent ?
LP : J’ai d’abord un message pour « Mon tonton », c’est comme ça que j’appelle mon chef. Tu es parfois flingueur (rires) mais nous le méritons bien ! Mais tu sais toujours nous guider vers ce que tu veux entendre et au final, tu nous fais vivre de grands moments. Alors, merci, merci, mille fois merci !
A tous, rendez-vous les 2 et 3 juin pour vivre avec nous cette nouvelle grande aventure Signé Sardou !
Si depuis 1965, vous êtes de vieux mariés ou si, 10 ans plus tôt, vous avez eu la maladie d’amour avec une fille aux yeux clairs, vous serez tous bercés par le France sur les lacs du Connemara et comme d’habitude, vous finirez le spectacle en chantant !
Eh bien, je vois que tu es en forme ! Merci Lilou pour ce moment !
Maurice, nous t’avons laissé en Juin 2015 avec Crooners, au Théâtre Antique de Vienne. Que s’est-il passé depuis ?
MB : Après l’hommage à mon ami Jean Ottogali en mars 2016, et avant la comédie musicale que je co-écris avec Stéphane Vettraino, j’ai été pris d’un « coup de blues » dû sans doute au fait que j’ai soudain pris conscience du temps qui passe… chose qui n’était pas forcément évidente devant la cadence effrénée à laquelle j’ai enchaîné les spectacles durant ces dernières années, parallèlement à mes activités pédagogiques.
Finalement, tu reviens avec Signé Sardou, 30 ans après. Pourquoi ce choix ?
MB : J’ai récemment appris que Michel Sardou mettait un terme à sa carrière musicale (je pense qu’il a raison de le faire, du reste !). Cependant, il a encore selon moi un nombreux public.
J’ajoute que ce Signé Sardou version 2 est avant tout un hommage à Jacques Revaux, avec lequel il a beaucoup travaillé, et qui reste à mes yeux un formidable compositeur et arrangeur.
Alors je me suis dis : « pourquoi pas ? »
Et la disparition récente de Johnny me renforce dans l’idée du retour en arrière.
En quoi ce spectacle sera-t-il différent de la première version ?
MB : Le premier Signé Sardou est issu de l’Ecole de Musique que je dirigeais alors, qui n’existe plus aujourd’hui. Il était le fruit d’un projet pédagogique qui a duré deux ans, puisque de février 1988 à septembre 1990, nous avons donné 15 concerts vus par plus de 20 000 personnes, dans toute la Région Rhône-Alpes de l’époque. Professeurs et élèves l’ont donc porté à bout de bras, faisant de l’Ecole une sorte de pilote où sont entrés les premiers synthétiseurs (DX7, D50, T3…) et les premiers ordinateurs.
Avec mon ami et collègue Gérard Lefebvre, aujourd’hui disparu, qui dirigeait le Conservatoire de Bourgoin, j’ai été l’un des premiers directeurs à insérer les ordinateurs dans les cours de Formation Musicale, par le biais du fameux ATARI… Avons-nous été suivis ? Je m’interroge…
Le premier Signé Sardou a été aussi une belle aventure humaine, réunissant des musiciens venant d’horizons les plus divers, de l’élève presque débutant, en passant par le chanteur de bal, jusqu’à Metiss, groupe Lyonnais qui a eu son heure de gloire, avant de s’évanouir aux Etats-Unis.
Imaginez les élèves qui croisaient Jérémy, le chanteur vedette du groupe, dans les couloirs de l’Ecole, et qu’ils avaient vu la veille à la télé, chez Drucker ou Foucault.
Le nouveau Signé Sardou n’a pas grand chose à voir avec tout ça : il est l’émanation d’une volonté à produire un spectacle de qualité, entouré pour ça de gens du métier, même si, vous le savez bien, j’aime mêler les mondes et les univers. Sur la centaine de personnes qui ont participé à la première version, seule Lilou participera à la seconde. Elle était alors choriste, elle est maintenant l’une des 5 solistes qui chanteront Sardou à tour de rôle les 2 et 3 Juin 2018.
Le programme a évolué aussi, même si j’ai gardé quelques incontournables : Les Lacs du Connemara, Je vole, La Java de Broadway, L’An Mil… J’y ai ajouté quelques chansons classées comme politiquement engagées à l’époque, et qui maintenant n’émeuvent plus personne. Enfin, je garde en réserve quelques surprises, car j’ai bâti mon programme aussi en fonction de quelques thèmes que Revaux est allé puiser dans le répertoire de la musique classique. J’aime beaucoup ça. Gainsbourg, Nougaro, Claude François l’ont aussi souvent fait. Et c’est une manière élégante de démocratiser la musique savante, en y mélangeant les styles et les époques.
Parle nous de ton travail d’arrangeur…
MB : Je serais tenté de dire que c’est le plus beau métier du monde, à condition qu’il soit bien fait. Lorsque je me suis retrouvé avec mes diplômes d’écriture en poche, j’ai voulu comme tout le monde composer, et tout de suite. Mais, j’ai vite déchanté, on sait qu’aujourd’hui, on peut compter sur les doigts d’une main ceux qui vivent de la composition en France. Je me suis donc retourné vers des travaux plus modestes, mais qui m’ont d’emblée passionnés, notamment dans un milieu – la musique populaire – auquel je n’étais pas forcément destiné.
Depuis bientôt 40 ans que j’arrange, que dire, sinon que je me suis essayé à tous les genres, tous les styles, mes spectacles sont là pour en attester, et qu’en définitive, je trouve un égal plaisir à mettre mes pas dans ceux de Mozart, Revaux, Quincy Jones, pour ne citer qu’eux ! Bien sûr, mon style a évolué avec le temps, mais j’admets cependant avoir encore des lacunes pour arranger la guitare ou la percussion, deux instruments que je connais mal. Bien que les ayant joués un peu, le monde fulgurant des nouvelles technologies m’a un peu pris de court. Enfin, mes études au niveau acoustique m’ont fait aussi changer ma façon d’arranger.
On connait tous Michel Sardou pour sa voix puissante. Qui as-tu choisi pour interpréter ses chansons ?
MB : A l’époque, je n’avais qu’un seul Michel Sardou, Patrick Favier, qui l’interprétait à la perfection, aujourd’hui j’en ai 5 ! C’est merveilleux, non ?
Oui, à l’époque aussi, Sardou c’était une voix ! – j’ai donc pris le contrepied, en faisant chanter trois solistes féminines, qui apporteront une couleur différente aux chansons, que le public a l’habitude d’entendre. C’est un effet de surprise sur lequel je compte beaucoup.
Lilou, mon amie de 30 ans dont j’ai déjà parlé, mais aussi Sophie Garcia, presque habituée des plateaux télé, qui a participé à mes derniers spectacles, et Véronique Larose, à la technique vocale irréprochable, qui dirige nombre de chorales de la région.
Deux solistes masculins viennent compléter le tableau. Mon ami et complice Didier Rieux, qu’on ne présente plus dans le secteur et qui avait été un magnifique Frank Sinatra. Enfin, Nicolas Reyno, qui fait une belle carrière en chantant notamment Sardou dans le nord de la France et qui veut bien participer à l’aventure. En un mot : que du lourd !
As-tu un message à faire passer à celles et ceux qui te suivent pour les fêtes de fin d’année ?
MB : Si ce n’est pas trop tard, j’aimerais souhaiter à tous ceux qui me connaissent d’excellentes fêtes de fin d’année, et qu’ils profitent de ce temps de Noël pour resserrer les liens familiaux et amicaux, car il me semble que ce monde éthéré accélère l’éloignement. Ce n’est pas bon ! Restez unis et solidaires, c’est tout ! Le reste suivra.
En guise de clin d’oeil, je leur suis infiniment reconnaissant de la petite renommée que j’ai acquise ces dernières années. J’en veux pour preuve qu’au début de ma carrière, lorsque « j’ai sorti » Signé Sardou, avec mon complice Daniel Sassolas, mes connaissances lointaines me disaient : « Signé Sardou, c’est super, tu nous as épaté. Mais à part ça, que fais-tu dans la vie ? »
Pour vous montrer à quel point je suis reconnu maintenant, il y a quelques temps déjà que plus personne ne me demande ce que je fais à côté !
Je te remercie pour cet entretien et te souhaite bon courage pour la fin des arrangements car je crois savoir que tu souhaites terminer pendant les vacances de Noël, vacances qui n’en seront pas vraiment pour toi !
A suivre, les interviews des solistes de Signé Sardou…
2 représentations exceptionnelles du spectacle Signé Sardou à la salle Baptiste Dufeu à Péage de Roussillon :
Profitez du tarif à 18 € jusqu’au 31 décembre 2017 ! Une très bonne idée cadeau pour les fêtes de fin d’année !
Réservation : 07 67 04 41 00
3O ans après, avec l’association SINGALI, Maurice Buaz revient avec le spectacle Signé Sardou, au moment où celui-ci achève sa dernière danse…
Avec cette fois-ci, 27 musiciens et chanteurs sur le plateau.
Les synthétiseurs seront toujours présents, mais entourés d’un quatuor à cordes, d’une section de cuivres avec saxophones, hautbois, flûte, clarinette (au gré des arrangements), et 5 choristes qui seront tour à tour solistes.
Un programme revu et corrigé : 27 chansons dont quelques incontournables tels que Les lacs du Connemara, La maladie d’amour, Je vole…, et quelques surprises.
Nul doute que Signé Sardou enchantera le coeur des enfants, de 7 à 77 ans…
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