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Rémi

Interview de Véronique Larose

By Interviews

On continue notre série d’interviews des solistes de Signé Sardou avec l’interview de Véronique Larose ! A lire et partager !

La première fois que nous t’avons vu sur scène aux côtés de Maurice, c’était dans Yesterday, tu avais le rôle de Marylin. Parle-nous de ton parcours artistique et de ta rencontre avec Maurice.

VL : Je chante depuis toute petite, c’est une vraie passion, et dans des répertoires et des styles variés, au gré des rencontres musicales.

Toute petite, je faisais de la variété avec mon frère qui animait des soirées musicales pour des mariages, des anniversaires, réveillons…

Dès 15 ans, j’ai pris des leçons de chant dans différents conservatoires, au gré de mes mutations professionnelles : Marseille, Lille , Nîmes… J’ai pu à ces occasions aborder des airs d’opéra en soliste, duos et ensembles. J’ai interprété notamment le rôle de Polly dans L’Opéra de quat’sous  en 1989 et celui de Vincenette dans de larges extraits de Mireille de Gounot en 1990 à Uzes.

Parallèlement, j’ai chanté avec des ensembles jazz lors de diverses soirées dans un répertoire varié de standards de jazz (répertoire de Stan Getz et A. Gilberto). J’ai aussi chanté avec le Transmusical de Vienne dans des Medley et une pièce intitulée Rubicon notamment.

L’enseignement de la musique fait partie de ma vie également : J’ai enseigné en collège entre 1987 et 2011, période durant laquelle j’ai dirigé des chorales d’adolescents et créé des spectacles avec accompagnement instrumental. Depuis 2011, je me consacre au chant et à la direction de chœurs d’adultes. C’est depuis cette période que je peux m’investir dans les projets initiés par Maurice Buaz,  par ailleurs beau-frère d’une collègue de travail.

Grâce à cette rencontre avec Maurice, j’ai eu la grande chance de chanter en soliste et choriste soliste au Théâtre Antique de Vienne sur les deux derniers spectacles Yesterday et Crooners ! Un lieu ma-gique ! Je comprends à présent les artistes qui sur scène nous disent que ce lieu est à nul autre pareil… et c’est vrai ! De vraies aventures musicales et humaines, de grands bonheurs…

Comme Lilou, tu seras à la fois choriste et soliste dans Signé Sardou. C’est beaucoup de travail en perspective ?

VL : Oui, en effet. Du travail mais un réel plaisir de partager ces moments d’osmose musicale avec d’autres chanteurs, et accompagnés d’un si bel orchestre rassemblé pour l’occasion !

D’où te vient cette technique vocale impressionnante ?

VL : Comme je l’ai dit, je chante depuis toujours. Le fait d’aborder des styles très variés me permet d’enrichir ma voix. Mes passages dans les différentes formations à Vienne m’ont aussi permis de faire de nombreux stages Gospel, dans le cadre de Jazz à Vienne, avec Sabine Kouliet Pascal Horecka, avec des représentations sur la scène de Cybèle à Vienne. J’ai beaucoup appris avec eux !

Le travail vocal que je propose à mes choristes me permet également de la travailler très régulièrement.

Comment appréhendes-tu les chansons de Michel Sardou ? On n’a pas l’habitude de les entendre chanter par des femmes…

VL : Je connais peu de chansons de Michel Sardou, les plus connues seulement, j’étais très jeune au sommet de sa carrière… Je découvre un chanteur qui aimait de belles instrumentations, et qui interprète des chansons avec un accompagnement orchestral très riche. L’idée d’interpréter de manière différente, et avec d’autres timbres vocaux que celui qui est attendu me séduit, tout comme celle de proposer des duos ou trios sur ses chansons.

Tu diriges plusieurs chorales de la région… peux-tu nous en dire plus ?

VL : Je dirige en effet trois chorales sur l’année.

« Le Chœur de la Source » à Tupin et Semons le lundi soir, la chorale « Nouvelles Légendes » à Saint-Clair du Rhône le mardi soir, et la chorale « De Cœurs en Choeur » le mercredi. Trois chorales de chansons françaises, chacune ayant son propre programme. Je crée les arrangements pour deux d’entre elles.

Le jeudi soir, je fais du Modern Jazz… car la danse est aussi une passion pour moi.

Enfin, de septembre à décembre, depuis quatre années maintenant, je dirige également le « Gospel Garden Group » à Jardin, chorale éphémère pour un concert unique dans l’église de Jardin, à l’initiative de la Mairie et du Comité des Fêtes.

J’aime partager ma passion avec les choristes : leur faire travailler leur voix, tout oublier le temps des répétitions,  leur permettre de prendre de plus en plus de plaisir à chanter et à se retrouver ensemble autour de projets communs et de concerts, et apporter du bonheur aux public.

Avant de se quitter, as-tu un message particulier pour celles et ceux qui nous lisent ?

VL : Tous les musiciens et chanteurs  rassemblés pour l’occasion sur ce projet se retrouvent avec un réel bonheur. Nous espérons tous faire partager de très beaux moments musicaux avec un public très nombreux ! Rendez-vous les 2 et 3 juin avec vos proches, parents et amis ! Si vous venez, je vous promets même quelques belles surprises !

 

Merci Véro pour le temps que tu nous as consacré dans ton emploi du temps bien rempli ! On se retrouve très vite sur scène !

Interview de Lilou Perret

By Interviews

Nous poursuivons notre série d’entretiens avec les solistes de Signé Sardou avec l’interview de Lilou Perret. A lire et partager !

Lilou, tu étais là au premier Signé Sardou de Maurice, en tant que choriste. Parle-nous de cette aventure.

LP : On dit toujours qu’il y a une rencontre, un événement qui va changer votre vie ou votre parcours. Ma rencontre avec Maurice Buaz fait partie indiscutablement de ceux-là.

J’ai rencontré Maurice à la fin des années 80, alors qu’il venait d’arriver comme Directeur au Conservatoire de Musique et de Danse de Givors où j’étais agent d’accueil. Je prenais des cours de chant lyrique et je faisais partie d’un petit atelier de « chant variétés ». Ma maman avait été chanteuse amatrice et possédait une tonne de partitions de chansons populaires d’antan que j’apportais à notre pianiste. Il jouait et moi je chantais et apprenais les airs de musette.

Au même moment, Maurice cherchait une choriste pour un spectacle qu’il venait d’écrire, Signé Sardou. On a fait un essai de voix et voilà, c’était parti… l’aventure commençait et dura plus de 2 ans.

Je n’avais jamais fait de scène et j’ai tout découvert : le travail des voix en polyphonie, les costumes, le micro… Et surtout l’ambiance familiale de la troupe. On avait l’impression de se connaître depuis des années !
J’étais à chaque fois comme Alice au pays des merveilles. Le plus dur c’était de revenir à la réalité à la suite des spectacles. Une grosse déprime m’envahissait.

Et puis c’est aussi grâce à cette aventure et ma rencontre avec Maurice que j’ai pu intégrer un orchestre de bal qui cherchait alors une chanteuse. Maurice a dit au Directeur : « je t’envoie une de mes choristes, vu le tempérament, je pense que ça va le faire ! » Ont alors suivi 15 ans d’orchestre comme chanteuse et une addiction au spectacle et au chant variété.

Depuis, tu as toujours répondu présente à chaque spectacle de Maurice. Pourquoi ?

LP : Après l’expérience des années de bal, j’avais envie de retrouver l’ambiance « gros spectacle » que j’avais connue avec Maurice. Alors, quand il lance en 2006 un casting pour recruter les solistes pour son hommage à Michel Berger, j’ai voulu tenter ma chance. J’ai bien fait puisque j’ai été retenue pour le rôle de Marie-Jeanne. Je faisais également partie des chœurs, c’était passionnant.

Il y a eu ensuite d’autres projets : Ciné-Concert, Cabaret, Yesterday, puis Crooners (avec Didier Rieux dans l’âme de Sinatra), ce qui m’a permis d’approcher le jazz vocal, avec des standards d’Ella Fitzgerald !
Le dernier en date est Concert dansant  en hommage à Jeannot Ottogalli, où j’ai pu exprimer mes talents dans le style musette. Jeannot va beaucoup nous manquer dans cette nouvelle aventure Signé Sardou.

Travailler avec Maurice, c’est être accompagnée par un véritable orchestre. On ne peut pas rêver mieux ! Musiciens et chanteurs avons appris à travailler ensemble, à nous écouter. Nous avons tous besoin des uns et des autres. Et ça marche super bien, car nous venons tous jouer pour le plaisir. Je ne raterais aucun spectacle, rien que pour retrouver toute l’équipe. D’ailleurs, maintenant, je m’investis dans l’association SINGALI pour préparer les projets musicaux autour de Maurice, avec quelques  autres amis choristes et musiciens !

Et puis, quand vous avez la chance de chanter sur la scène du Théâtre Antique de Vienne où les plus grands se sont produits, tu te dis que là, tu y es !.. Je ne peux pas l’expliquer… lorsque tu entres en scène et que tu vois les gradins avec près de 3 000 personnes qui se sont déplacées pour nous… Merci à vous, je vous adore !!

On se rappelle tous de ton rôle de la serveuse automate dans l’hommage à Michel Berger ou encore de ton interprétation remarquable de Piaf dans Yesterday. Tu vas maintenant t’attaquer au répertoire de Michel Sardou. Comment appréhendes-tu ce nouveau défi ?

LP : Dans tous les précédents spectacles, j’ai eu à interpréter des chansons écrites à l’origine pour des femmes. Dans Berger, le rôle de Marie-Jeanne me correspondait parfaitement. Dans Yesterday, il fallait situer les Beatles dans leur époque et Piaf correspondait bien à mon style de voix. C’est pour ça que Maurice a intégré quelques-unes de ses chansons dans ce spectacle. Il sait respecter le style et la voix de chaque soliste.

Avec Sardou, c’est différent, c’est la musique qui va s’adapter aux voix des femmes ! Sur 5 solistes, nous serons 3 femmes. Je sais que Maurice a fait un travail d’arrangement formidable pour mettre en valeur nos voix. Je pense que ça va donner une autre couleur aux chansons, qui devrait vous plaire. J’ai hâte d’y être !

Comme dans chacun des spectacles, tu seras à la fois choriste et soliste. Quelle différence y a-t-il entre les deux ?

LP : Dans les deux rôles, j’ai les mêmes sensations.
Avec Sandrine, Magali et Véronique, les autres choristes, nous sommes très complices. Nous nous aidons mutuellement dans les difficultés musicales, l’interprétation, les chorégraphies. On a aussi ce moment privilégié avec le chef dont la patience n’a pas de limite pour faire travailler ses petits éléphants (comme il dit) !

Dans ses arrangements, Maurice fait attention à l’écriture des chœurs, qu’il personnalise en fonction de nos tessitures : un vrai casse-tête pour lui et Margaux, son bras droit !

J’ai la même complicité avec mes compères de scène, Sophie, Didier, Véronique et Nicolas, avec lesquels j’aurai la chance de partager des duos !

Pour conclure, as-tu un message particulier pour celles et ceux qui nous suivent ?

LP : J’ai d’abord un message pour « Mon tonton », c’est comme ça que j’appelle mon chef. Tu es parfois flingueur (rires) mais nous le méritons bien ! Mais tu sais toujours nous guider vers ce que tu veux entendre et au final, tu nous fais vivre de grands moments. Alors, merci, merci, mille fois merci !

A tous, rendez-vous les 2 et 3 juin pour vivre avec nous cette nouvelle grande aventure Signé Sardou !

Si depuis 1965, vous êtes de vieux mariés ou si, 10 ans plus tôt, vous avez eu la maladie d’amour avec une fille aux yeux clairs, vous serez tous bercés par le France sur les lacs du Connemara et comme d’habitude, vous finirez le spectacle en chantant !

Eh bien, je vois que tu es en forme ! Merci Lilou pour ce moment !

Interview de Sophie Garcia

By Interviews

Sophie Garcia est la première des cinq solistes de Signé Sardou à nous accorder quelques instants pour un entretien exclusif ! A lire et partager !

Sophie, on te connaît depuis la comédie musicale Quelques Mots d’Amour, en hommage à Michel Berger. Depuis, tu as participé à de nombreux spectacles de Maurice. Que peux-tu nous dire sur ta collaboration avec lui ?
SG : Nous partageons le même amour du spectacle et de la musique. Maurice m’a en effet fait confiance sur Quelques Mots d’Amour en m’offrant plusieurs rôles de soliste, notamment Véronique Sanson, Sadia, Cristal… Depuis, il me recontacte pour chacun de ses projets, ce qui me touche beaucoup et me donne envie de me dépasser pour continuer ces belles aventures scéniques et humaines.
Puisque tu parles d’aventures scéniques, justement, grâce à Maurice, tu as pu chanter sur la scène du théâtre Antique de Vienne à trois reprises. J’imagine que ça reste de grands moments pour toi ?
SG : Effectivement, c’était un rêve de gosse, et chaque instant reste gravé en moi. La première fois notamment, pour Michel Berger, avec le public venu nombreux. Chanter face à ce mur humain était très émouvant. J’en garde un souvenir inoubliable ! L’autre grand moment était lors du dernier spectacle Crooners, où j’ai dû me dépasser en chantant Somewhere over the Rainbow sous les éclairs et la pluie ! Ce moment avait quelque chose de magique et d’envoûtant pour moi. Merci Maurice pour ces moments que tu m’as offerts !
Tu fais partie des cinq solistes qui interpréteront les chansons de Michel Sardou dans le prochain spectacle de Maurice, Signé Sardou. Pourquoi avoir accepté ?
SG : Bien que j’avoue ne pas être fan de l’univers de Sardou, j’avais très envie de retrouver toute l’équipe, les musiciens, mes amis choristes et solistes avec qui j’ai déjà partagé tellement ! Je sais que le spectacle sera de qualité et que l’aventure humaine sera belle encore une fois, j’en suis sûre ! Et puis Sardou reste quand même un immense chanteur populaire, qui plaît encore, même aux plus jeunes, comme le montre le succès de sa dernière tournée !
Parle-nous de tes autres activités musicales, je sais qu’elles sont nombreuses !
SG : Actuellement, je fais une petite pause pour m’occuper un peu plus de ma vie privée, mais effectivement, je participe régulièrement à des comédies musicales réalisées par Stella Dance et Live Contact Production. Je fais aussi partie de la troupe Atout Cœur sur Saint Jean de Bournay avec laquelle nous proposons des spectacles alliant chant, danse et humour. Je compte également bien réintégrer dès l’an prochain la troupe de l’Amicale Laïque de Loire sur Rhône, qui propose de sublimes spectacles de danse et aussi une pièce de théâtre hilarante. J’ai également des projets plus personnels, notamment l’écriture d’un album…
En quoi est-ce différent de travailler avec Maurice ?
SG : Dans mes autres projets, j’ai beaucoup moins l’occasion de travailler avec des musiciens, choristes, … etc. Maurice me permet ainsi de le faire, ce qui est vraiment une chance énorme quand on aime chanter ! Et puis les projets proposés sont toujours très professionnels et de qualité, et le public toujours nombreux !
Qu’as-tu envie de dire à ceux qui nous suivent pour conclure cette interview ?
SG : Tout simplement qu’on les attend nombreux les 2 et 3 juin 2018 à la salle Baptiste Dufeu pour ce Signé Sardou qui s’annonce riche en émotions et qui sera sans aucun doute de grande qualité étant donné les autres solistes, les choristes et les musiciens que Maurice a choisis !
Je suis bien d’accord avec toi ! Merci Sophie pour le temps que tu m’as consacré ! J’ai hâte qu’on se retrouve sur scène. Et j’ai bien noté l’écriture prochaine de ton album…

Interview de Maurice Buaz

By Interviews

Retrouvez l’interview exclusive de Maurice Buaz à l’occasion de la préparation de son nouveau spectacle Signé Sardou et des fêtes de fin d’année.

Maurice, nous t’avons laissé en Juin 2015 avec Crooners, au Théâtre Antique de Vienne. Que s’est-il passé depuis ?

MB : Après l’hommage à mon ami Jean Ottogali en mars 2016, et avant la comédie musicale que je co-écris avec Stéphane Vettraino, j’ai été pris d’un « coup de blues » dû sans doute au fait que j’ai soudain pris conscience du temps qui passe… chose qui n’était pas forcément évidente devant la cadence effrénée à laquelle j’ai enchaîné les spectacles durant ces dernières années, parallèlement à mes activités pédagogiques.

Finalement, tu reviens avec Signé Sardou, 30 ans après. Pourquoi ce choix ?

MB : J’ai récemment appris que Michel Sardou mettait un terme à sa carrière musicale (je pense qu’il a raison de le faire, du reste !). Cependant, il a encore selon moi un nombreux public.

J’ajoute que ce Signé Sardou version 2 est avant tout un hommage à Jacques Revaux, avec lequel il a beaucoup travaillé, et qui reste à mes yeux un formidable compositeur et arrangeur.

Alors je me suis dis : « pourquoi pas ? »

Et la disparition récente de Johnny me renforce dans l’idée du retour en arrière.

En quoi ce spectacle sera-t-il différent de la première version ?

MB : Le premier Signé Sardou est issu de l’Ecole de Musique que je dirigeais alors, qui n’existe plus aujourd’hui. Il était le fruit d’un projet pédagogique qui a duré deux ans, puisque de février 1988 à septembre 1990, nous avons donné 15 concerts vus par plus de 20 000 personnes, dans toute la Région Rhône-Alpes de l’époque. Professeurs et élèves l’ont donc porté à bout de bras, faisant de l’Ecole une sorte de pilote où sont entrés les premiers synthétiseurs (DX7, D50, T3…) et les premiers ordinateurs.

Avec mon ami et collègue Gérard Lefebvre, aujourd’hui disparu, qui dirigeait le Conservatoire de Bourgoin, j’ai été l’un des premiers directeurs à insérer les ordinateurs dans les cours de Formation Musicale, par le biais du fameux ATARI… Avons-nous été suivis ? Je m’interroge…

Le premier Signé Sardou a été aussi une belle aventure humaine, réunissant des musiciens venant d’horizons les plus divers, de l’élève presque débutant, en passant par le chanteur de bal, jusqu’à Metiss, groupe Lyonnais qui a eu son heure de gloire, avant de s’évanouir aux Etats-Unis.

Imaginez les élèves qui croisaient Jérémy, le chanteur vedette du groupe, dans les couloirs de l’Ecole, et qu’ils avaient vu la veille à la télé, chez Drucker ou Foucault.

Le nouveau Signé Sardou n’a pas grand chose à voir avec tout ça : il est l’émanation d’une volonté à produire un spectacle de qualité, entouré pour ça de gens du métier, même si, vous le savez bien, j’aime mêler les mondes et les univers. Sur la centaine de personnes qui ont participé à la première version, seule Lilou participera à la seconde. Elle était alors choriste, elle est maintenant l’une des 5 solistes qui chanteront Sardou à tour de rôle les 2 et 3 Juin 2018.

Le programme a évolué aussi, même si j’ai gardé quelques incontournables : Les Lacs du Connemara, Je vole, La Java de Broadway, L’An Mil… J’y ai ajouté quelques chansons classées comme politiquement engagées à l’époque, et qui maintenant n’émeuvent plus personne. Enfin, je garde en réserve quelques surprises, car j’ai bâti mon programme aussi en fonction de quelques thèmes que Revaux est allé puiser dans le répertoire de la musique classique. J’aime beaucoup ça. Gainsbourg, Nougaro, Claude François l’ont aussi souvent fait. Et c’est une manière élégante de démocratiser la musique savante, en y mélangeant les styles et les époques.

Parle nous de ton travail d’arrangeur…

MB : Je serais tenté de dire que c’est le plus beau métier du monde, à condition qu’il soit bien fait. Lorsque je me suis retrouvé avec mes diplômes d’écriture en poche, j’ai voulu comme tout le monde composer, et tout de suite. Mais, j’ai vite déchanté, on sait qu’aujourd’hui, on peut compter sur les doigts d’une main ceux qui vivent de la composition en France. Je me suis donc retourné vers des travaux plus modestes, mais qui m’ont d’emblée passionnés, notamment dans un milieu – la musique populaire – auquel je n’étais pas forcément destiné.

Depuis bientôt 40 ans que j’arrange, que dire, sinon que je me suis essayé à tous les genres, tous les styles, mes spectacles sont là pour en attester, et qu’en définitive, je trouve un égal plaisir à mettre mes pas dans ceux de Mozart, Revaux, Quincy Jones, pour ne citer qu’eux ! Bien sûr, mon style a évolué avec le temps, mais j’admets cependant avoir encore des lacunes pour arranger la guitare ou la percussion, deux instruments que je connais mal. Bien que les ayant joués un peu, le monde fulgurant des nouvelles technologies m’a un peu pris de court. Enfin, mes études au niveau acoustique m’ont fait aussi changer ma façon d’arranger.

On connait tous Michel Sardou pour sa voix puissante. Qui as-tu choisi pour interpréter ses chansons ?

MB : A l’époque, je n’avais qu’un seul Michel Sardou, Patrick Favier, qui l’interprétait à la perfection, aujourd’hui j’en ai 5 ! C’est merveilleux, non ?

Oui, à l’époque aussi, Sardou c’était une voix ! – j’ai donc pris le contrepied, en faisant chanter trois solistes féminines, qui apporteront une couleur différente aux chansons, que le public a l’habitude d’entendre. C’est un effet de surprise sur lequel je compte beaucoup.

Lilou, mon amie de 30 ans dont j’ai déjà parlé, mais aussi Sophie Garcia, presque habituée des plateaux télé, qui a participé à mes derniers spectacles, et Véronique Larose, à la technique vocale irréprochable, qui dirige nombre de chorales de la région.

Deux solistes masculins viennent compléter le tableau. Mon ami et complice Didier Rieux, qu’on ne présente plus dans le secteur et qui avait été un magnifique Frank Sinatra. Enfin, Nicolas Reyno, qui fait une belle carrière en chantant notamment Sardou dans le nord de la France et qui veut bien participer à l’aventure. En un mot : que du lourd !

As-tu un message à faire passer à celles et ceux qui te suivent pour les fêtes de fin d’année ?

MB : Si ce n’est pas trop tard, j’aimerais souhaiter à tous ceux qui me connaissent d’excellentes fêtes de fin d’année, et qu’ils profitent de ce temps de Noël pour resserrer les liens familiaux et amicaux, car il me semble que ce monde éthéré accélère l’éloignement. Ce n’est pas bon ! Rester unis et solidaires, c’est tout ! Le reste suivra.

En guise de clin d’oeil, je leur suis infiniment reconnaissant de la petite renommée que j’ai acquise ces dernières années. J’en veux pour preuve qu’au début de ma carrière, lorsque « j’ai sorti » Signé Sardou, avec mon complice Daniel Sassolas, mes connaissances lointaines me disaient : « Signé Sardou, c’est super, tu nous as épaté. Mais à part ça, que fais-tu dans la vie ? »

Pour vous montrer à quel point je suis reconnu maintenant, il y a quelques temps déjà que plus personne ne me demande ce que je fais à côté !

Je te remercie pour cet entretien et te souhaite bon courage pour la fin des arrangements car je crois savoir que tu souhaites terminer pendant les vacances de Noël, vacances qui n’en seront pas vraiment pour toi !

 

A suivre, les interviews des solistes de Signé Sardou

Signé Sardou

By Signé Sardou

3O ans après, avec l’association SINGALI, Maurice Buaz revient avec le spectacle Signé Sardou, au moment où celui-ci achève sa dernière danse…

Avec cette fois-ci, 27 musiciens et chanteurs sur le plateau.

Les synthétiseurs seront toujours présents, mais entourés d’un quatuor à cordes, d’une section de cuivres avec saxophones, hautbois, flûte, clarinette (au gré des arrangements), et 5 choristes qui seront tour à tour solistes.

Un programme revu et corrigé : 27 chansons dont quelques incontournables tels que Les lacs du Connemara, La maladie d’amour, Je vole…, et quelques surprises.

Nul doute que Signé Sardou enchantera le coeur des enfants, de 7 à 77 ans…